une main dans la mienne.

Il n’y a personne derrière la porte, pourtant je jurerais avoir entendu frapper, le bruit de pas dans l’escalier, des voix chuchotées, des rires étouffés, des bâillements réprimés, les portes d’une voiture claquer, le crissement des pneus sur le gravier, les chiens aboyer au loin et de plus en plus près, le vent retomber et les feuilles des marronniers retourner au silence.

Il n’y a eu jamais personne sur le perron, pourtant je jurerais avoir senti l’odeur du henné, de la sauce tomate longtemps mijotée, de l’herbe fraîchement coupée, d’un verre de vin oublié le soir et de la peau moite le matin.

Il n’y a personne dans la maison, ni à l’étage, ni au jardin, et pourtant je jurerais avoir senti un bras autour de ma taille et une main dans la mienne.