par la bouche

(…) puis nous nous serions embrassés comme le font les adolescents, avec cette passion ostentatoire, proche de la violence ; nos lèvres auraient disparu sous la langue de l’autre, seraient réapparues entre ses dents, comme si nous nous battions pour respirer à la place de l’autre, respirer pour deux, ne pas nous laisser reprendre notre souffle, parce que nous saurions encore – et il n’y aurait jusqu’à la fin des temps toute proche que nous pour le savoir – que l’amour comme l’âme s’échappe par la bouche.