Faust Song, chapitre 2

À ce moment, racontait-il, je me suis dit que j’aurais encore tué, plus sauvagement, plus froidement aussi, pour que ce voyage dure la nuit entière et plus loin encore, pour ne plus jamais voir personne d’autre qu’elle, pour marcher jusqu’à l’épuisement avec sa main dans la mienne. Pour que la maison de l’amie où elle devait passer cette nuit-là ne se dessine jamais à l’horizon. Pour que ma vie ne soit que cette errance partagée uniquement par elle et moi, telle qu’elle était durant ces quelques minutes : une vie réduite à presque rien, mais radieuse, belle, sans douleur, sans peur et sans peine.

Le chapitre 2 de Faust Song est en ligne.

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